La théorie du Détour
Une théorie de la relativité en psychologie

Accueil

La théorie du détour
Par Michel Cariou

Formation M2 pro

Contacts du site

Les articles du détour +

Cliquez sur l'image pour suivre le lien Titre Résumé
lien Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. par Renato SAIU en 2015 Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue...
lien Le projet de vie individuel : une voie psychothérapique possible dans l'élaboration de l'effraction que peut constituer l'entrée en maison de retraite par Carine Gibowski et al. en 2013 Si le Projet de vie individuel est aujourd’hui un élément incontournable de la prise en charge en EHPAD, il peut, au travers de la démarche d’humanisation des soins qu’il sous-tend, se révéler être un outil psychothérapeutique pertinent. Au travers de notre étude, nous nous proposons d’essayer de comprendre de quelles façons l’élaboration du Projet de vie individuel peut permettre de lutter contre la désintégration identitaire qui menace chaque résident récemment institutionnalisé.
Although the individual life project is nowadays an essential element of nursing home care, it can, through the humanization approach that underlies it, prove to be a useful psychotherapeutic tool. Our research seeks to understand the ways in which the development of the individual life project can help to mitigate the disintegration of identity that threatens every recently institutionalized resident.
lien Vécu institutionnel en ehpad : une place pour chacun, chacun à sa place par Carine Gibowski en 2012 La pluridisciplinarité des équipes de prise en charge est une réalité incontournable du travail en ehpad. Néanmoins, l’introduction de différents champs de compétence et de différentes fonctions d’encadrement et la proximité psychoaffective du personnel avec les résidents d’une maison de retraite font de cette institution d’hébergement un lieu privilégié pour l’élaboration des identités professionnelles. Parvenir à se rencontrer sans s’affronter pour une prise en charge globale d’un sujet âgé écarté de la vie de la cité nécessite un travail permanent de réajustement relationnel. Si l’élaboration d’une identité professionnelle résulte d’abord d’un processus d’élaboration individuel, elle se construit aussi dans l’institution au travers d’un questionnement collectif vivant. Cette démarche construit une juste distance propice à un juste accompagnement et une meilleure connaissance des enjeux émotionnels inhérents à la condition des personnes âgées en situation d’hébergement.
lien La démence comme expression de la singularité de l'être humain, La Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale, N °20 par Cariou Michel en 1998 (sept) Définir l'Humanité à partir de ses fonctions cognitives est réducteur et amène à concevoir la démence comme la perte du statut d'humain. Le processus démentiel est en fait à comprendre comme l'expression d'une désintégration progressive mais globale de la structure psychique, sous l'effet d'une perte de la position de vie du sujet. La personne devient incapable de maintenir son unité identitaire, de se positionner dans l'ordre de la temporalité, de mobiliser son énergie de manière adaptée dans des objectifs socialisés, ce qui explique la symptomatologie démentielle. Les idées développées dans cet article s'articulent en trois parties. Tout d'abord l'importance d'admettre qu'entre le biologique et le social existe un plan de réalité spécifique: le psychologique. Ensuite sont exposées rapidement les bases d'une théorie portant sur l'ensemble du cycle de vie. Enfin sont indiquées les conséquences thérapeutiques tant pour la prévention que pour l'intervention.
lien Analyse des rapports idéologiques et psychologiques entre démence et humanité : conséquences sur les modalités psychothérapeutiques, La Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale - N °20 - p 24-25 par Chabrier Lydia en 1998 (sept) Dans la perspective du rapport adaptatif de l'homme au milieu social, il apparaît que l'idéologie de la société occidentale vis-à-vis du vieillissement pousse le sujet vieillissant vers une perte de sa position de sujet. Cette déshumanisation idéologique atteint son paroxysme face au sujet dément. La démence étant ainsi considérée comme une pathologie de la relation, le travail de psychothérapie correspond à un cheminement "de la démence à l'humain", effectué auprès du patient et de son entourage, pour redonner au dément le statut de personne.
lien La psychothérapie des démences : des modalités de prises en charges différenciées suivant les trajectoires individuelles, Psychothérapies des démences: quels fondements?, quels objectifs?, Colloque universitaire européen de gérontologie (1:1994), Collabor par Cariou Michel en 1997 L'objet de cet article est de définir des modes de prises en charge des personnes classées démentes, non pas à partir d'un référent médical mais à partir de leur trajectoire adaptative et de vie. Avant tout, l'article tente de nous sensibiliser sur la pertinence de la classification de la démence et son origine uniquement organique. Michel Cariou, nous indique que pour l'étude de la démence, il y a la nécessité d'entreprendre une approche pluridisciplinaire, car le syndrome de démence n'a pas toujours d'origine purement organique. Il y aura alors plusieurs facteurs qui entreraient en compte, l'organicité, l'identité psychique et l'aspect social, c'est-à-dire la représentation dans notre société. Ces trois facteurs seraient indissociables dans la compréhension du syndrome de démence.L'auteur insiste sur l'aspect identitaire de la démence, car pour lui, l'échec de son adaptation au milieu signerait la probabilité de glisser dans la démence. Il s'agit d'un échec de la persistance de la vie adulte lors du passage à une vie de retraite, qui parfois conduit à ces processus démentiels. Un homme qui a dirigé toute sa peut mal vivre le fait de plus être actif, de diriger. L'intérêt de la solidité identitaire se joue ici, cette personne pourra t'elle ou pas faire le deuil de cette perte, ceci en ressort de l'intégration qui s'est effectué en amont. L'axe intégrateur permet t-il la continuité de l'identité ou doit il continuellement s'étayer sur des valeurs externes.
lien Les temps pour les devenirs - Numéro 35/36 par BIROUSTE J, KRAEMER A, CARIOU M & col. en 1992
lien Vieillissement, crise d'identité et détérioration intellectuelle par CARIOU, Michel, TROY, F., et SERFATY en 1991
lien Contribution à une étude du vieillissement comme continuité, bulletin de psychologie. par Cariou Michel en 1989 L'objet de réflexion de cet article est la compréhension des conditions psychiques qui permettent au sujet de s'adapter au passage à la retraite. Pour cela Michel Cariou confronte deux visions. D'un coté, se trouve l'idée que pour pouvoir aborder la retraite sereinement, le sujet doit avoir su investir sa vie durant, des activités de loisir qui serviront de support de la continuité identitaire. De l'autre, et c'est l'hypothèse défendue, l'important serait que le sujet ai acquis durant sa vie, la capacité à mettre en place une organisation identitaire intégrée au travers de son activité principale, afin d'en tirer les compétences, un savoir faire adaptatif, qui sera profitable au dépassement de la crise induite par le passage à la retraite. L'apport majeur de cet article peut se décliner en deux points. Le premier est la démonstration d'un fait qui peut s'appliquer à dautres contextes, à savoir qu'il est d'une importance capitale, pour comprendre le sujet humain, de différencier le processus psychique, du contenu sur lequel il s'applique. Ce dernier étant secondaire par rapport au sens qu'apporte le processus à l'activité adaptative du sujet. Cet article est un point de départ permettant l'ouverture à de potentielles nouvelles applications cliniques, ce qui en constitue le second apport. La question qu'il soulève est centrale à l'établissement de buts thérapeutiques de la personne âgée, et mérite questionnement pour la prise en charge des travailleurs en détresses psychiques.
lien Psychologie et vieillissement, cahiers de la méditerranée n°24/25. par Cariou Michel en 1982 (juin-déc) Dans cet article, à partir d'une rétrospective de la psychologie du vieillissement entre 1960 et 1980, Michel Cariou fait le constat que les contributions en psychologie sont rares. L'auteur tente d'expliquer ce constat en explorant le problème selon deux angles. D'une part, il examine les rapports entre la psychologie et les autres disciplines qui interviennent en gérontologie, et d'autre part, il questionne l'objet et la visée de la recherche en psychologie. Dans le premier axe de son exploration M.Cariou conclut sur l'idée que « si nous voulons que la psychologie retrouve au niveau de l'étude du vieillissement sa place légitime dans le concert des différentes spécialités utiles, il apparaît que le psychologue reste psychologue, qu'il apporte quelque chose qui lui soit spécifique trouvant son origine dans des cadres théoriques propres à la psychologie ». Dans la continuité ce premier angle, M. Cariou repose la question de la recherche en psychologie et la manière d'entreprendre son étude car « il importe aussi que nous ne nous trompions pas d'objet et que nous ne confondions pas le but et les moyens ». Globalement, cet article nous permet d'entendre les prémisses de ce qui deviendra dix ans après la théorie du détour. Ce texte pose un constat et une réflexion sur l'épistémologie de la psychologie au travers de l'étude du vieillissement psychologique. Une étude qui n'est pas une finalité en soi, mais le simple support d'une réflexion où « la gérontologie, interroge le psychologue sur son savoir, mais peut-être, lui montre-t-elle aussi les chemins nécessaire de son difficile progrès. » Un progrès que M. Cariou tracera durant dix ans en élaborant la théorie du détour. Une approche où « il ne s'agit, certes pas, de s'efforcer de faire un mixage des connaissances sociologiques et physiologiques sur un fond de vécu individuel. Mais de rechercher des concepts intégrateurs, de préciser ceux que nous utilisons déjà, d'approfondir leurs articulations et avec la mise en évidence des processus dynamiques par lesquels s'effectuent cette intégration. »
[Lire le contexte de l'écriture de l'article, p.3]
lien Influence des attitudes d'autonomie dans la famille sur le comportement de l'enfant au cours préparatoire. par Michel Cariou en 1974 L'hypothèse générale de ce travail est que l'enfant constitue, en réponses aux pratiques éducatives de ses parents, des attitudes générales de personnalité qui vont influencer son comportement scolaire. Celui-ci est évalué à l'aide d'une grille d'observation que nous avons élaborée et qui nous permet de connaître le pourcentage de temps consacré par chaque enfant à chaque catégorie de comportement. Du point de vue éducatif nous testons surtout les hypothèses relatives à l'influence de l'autonomie sur le comportement scolaire. Nous évaluons celle-ci à l'aide de la première partie de l'échelle de développement psycho-sociale de Zazzo et Hurtig. Cependant nous essayons brièvement de faire apparaître l'importance de l'action conjuguée des attitudes d'autonomie et d'affection.
The general hypothesis of this work is that the child establishes, in response to the educational practices of his parents, the general attitudes of personality which will influence his behavior insschool. This is evaluated with the aid of an observation guid which we have worked out and which permits us to know the percentage of time given to each child to each category of behavior. From the educational point of view, we are testing particularly the hypotheses relative to the influence of autonomy on the classroom behavior. We are evaluating this with the aid of the first part of the scale of psycho-social development by Zazzo et Hurtig. Meanwhile we will try in brief to make apparent the importance of the simultaneous action of autonomous and affectionate attitudes.